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Terawatt au restau U de Lahitolle

Terawatt dans des lieux… insolites !

Université de Bourges…quand d’anciens casernements deviennent le lieu de l’enseignement et du savoir… ou de l’armée à l’université

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Terawatt optimise le restaurant universitaire de Bourges, ce dernier ouvrira ces portes aujourd’hui avec juste une petite semaine de retard. Ce qui sur un chantier de cette taille est anecdotique.

 

 

 

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Côté cour, côté patio… des claustras de bois, une cour terrasse tout est fait pour que les étudiants se sentent bien dans l’espace de la cafétéria.

 

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Et Terawatt rendra possible le respect des limites du contrat sans dépassement dans les limites du contrat jaune. L’optimiseur d’énergie Haizea tourne, compte, optimise toute la partie cuisine de cet aile.

 

 

 

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Le chantier global est loin d’être terminé, entre la zone philosophie et lettres des engins de chantier creusent, les câbles sont enfouis, les sols arasés…

 

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Encore de long mois avant que le campus soit uniquement un lieu d’apprentissage calme…

 

 

 

…mais on devine déjà l’utilisation et la gestion de cet espace laissé vacant.

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Sous les flèches élancées de la cathédrale se dresse l’espace crée par Pierre de Lahitolle, regardons l’œuvre du temps.

 1860, une année charnière pour l’avenir de Bourges

C’est à cette période que Napoléon III décide d’implanter une fabrique d’armement dans la capitale du Cher.

Le choix de Bourges est stratégique et politique :

  •  Stratégique, car Bourges est éloignée des frontières et donc à l’abri des invasions.
  • Politique car Napoléon III répond à une demande des pouvoirs publics locaux
    qui réclament à l’Etat des décentralisations.

La naissance d’un site militaire à Bourges : Lahitolle

De vastes terrains à proximité du centre ville et hors des marais sont disponibles. C’est l’acte de naissance du site qui accueillera les futurs établissements militaires.

Le site Lahitolle :

Ce nom constitue un hommage à celui qui l’a développé.

Pierre de Lahitolle, inventeur du canon 95 devient Directeur des établissements militaires en 1875.

La double vocation de Lahitolle : production et formation

Un complexe de fabrication d’artillerie se crée sur le site, il comprend :

  • Une fonderie de canon
  • Un arsenal pour le matériel de guerre
  • Un magasin à poudre

A côté, s’implante une école de pyrotechnie chargée principalement des projectiles. La complémentarité de ces établissements (formation et mise en pratique) évoque aujourd’hui une esquisse de Technopôle.

L’image prestigieuse de Lahitolle

L’Empire affiche sa puissance au travers de ses bâtiments. Lahitolle ne fera pas exception :

Les architectes ont repris le style ostentatoire des grandes usines de la France du XIXè siècle pour concevoir ces établissements.

Les bâtiments face au Boulevard Lahitolle évoquent, avec leur décor néo classique, l’entrée d’un château du XVIIè.

Ce patrimoine architectural sera d’ailleurs reconnu.

En 1995, l’Ecole de la Pyrotechnie et certains bâtiments de la fonderie de canons, font l’objet d’une inscription à l’inventaire des monuments historiques.

Bourges et Lahitolle, liés dans leur développement

Au début du XXème siècle, les établissements militaires se développent et se dotent de leurs propres équipements : un hôpital, une prison, un embranchement ferroviaire. Lahitolle devient une ville dans la ville. En  1884, 2 286 personnes travaillent à Lahitolle. Des quartiers sont créés pour loger ces ouvriers. Des voies de communications sont tracées. Le Maire de Bourges, Eugène Brisson, affirmera cette liaison de destin en 1878 : « l’agrandissement de Bourges et le développement de sa voirie sont les suites nécessaires de la création des établissements militaires qui modifient tous les jours la physionomie extérieure de la ville et la vie économique des habitants. »

Des liens renforcés entre Bourges et Lahitolle pendant la 1ère Guerre Mondiale. En 1914, le centre d’armement fonctionne à plein régime. Des canons, des mortiers des obus et des mitrailleuses fabriqués à Bourges équipent les soldats. Le besoin de main d’oeuvre est important. Des liens renforcés pendant la 1ère Guerre Mondiale. Il semblerait que la population de Bourges, à cette période, avoisine les 100 000 habitants. Bourges s’étend et de nouveaux quartiers se créent. Le monde ouvrier constitue une catégorie importante de la population. Les structures ouvrières créées fin XIXème  (Bourse du Travail, université populaire, syndicats, coopératives et associations) ont une activité intense.

Les premiers écueils de Lahitolle

1918 : le difficile passage d’une industrie de guerre à une industrie de paix.

La fin de la guerre, la « der des der », marque la fin de la production massive d’armements. Les ouvriers n’ont plus de travail, beaucoup vont partir. Bourges retrouve sa population d’avant guerre (environ 45 000 habitants).

La municipalité va tenter d’enrayer ce phénomène. Une diversification des activités va se mettre en place, l’atelier de construction monte des voitures automobiles, la pyrotechnie répare les wagons de chemin de fer.

La 2ème Guerre Mondiale : le pillage de Lahitolle

En 1940, Bourges est une ville occupée. A Lahitolle, les allemands découvrent des ouvriers détenant un précieux savoir-faire. Ils seront réquisitionnés et envoyés dans la région de Berlin. Quant aux matières premières et aux machines présentes sur le site, les allemands vont également les emmener Outre-Rhin. Les établissements militaires sont pillés. La stratégie de Napoléon III montre ses limites dans le temps.

Des restructurations pour continuer d’exister (1945 – 1990)

La seconde Guerre Mondiale a modernisé le matériel militaire. La production de canons n’est plus aussi importante stratégiquement qu’auparavant. Lahitolle est quelque peu délaissé au profit du développement des sites complémentaires à l’aéronautique. Face à cette situation, les établissements militaires de Lahitollle vont se restructurer pour former l’EFAB (Etablissement de Fabrication d’Armement de Bourges).

L’EFAB regroupe 3 secteurs d’activités :

  • les études
  • la fabrication
  • la formation

L’artillerie, la pyrotechnie et l’armement de moyen calibre constituent les piliers de la production. Les années 90, crise des industries de défense. La fin de l’année 1989 marque un tournant dans le monde avec l’éclatement de l’URSS et la chute du mur de Berlin.

En 1991, la Guerre du Golfe va sonner le coup d’arrêt aux fabrications sur le site de Bourges, les carnets de commandes ne se remplissent plus. S’ensuivent des plans sociaux et des pertes d’emplois, le site perd de sa vie.

La mobilisation pour Lahitolle

En réaction à la crise des industries de défense et au déclin amorcé de l’activité de Lahitolle, les pouvoirs publics se mobilisent. La création de l’ENSI constitue le premier pas vers la reconversion. En 2003, l’Etat met en place le Contrat de site, qui consacre plusieurs mesures à Lahitolle. Les pouvoirs publics locaux s’investissent ; ils mènent des réflexions sur le réaménagement du site et procèdent à l’acquisition de terrains.

En 2008, la Salle d’Armes a retrouvé de son prestige pour accueillir des structures de formation (IMEP, faculté de droit …).

Transformer Lahitolle en Technopôle …est un projet en cours mené par la Communauté d’agglomération Bourges Plus pilote ce projet avec les acteurs du territoire. Avec pour objectif de transformer cet espace chargé d’histoire en un lieu attractif pour les entreprises, la recherche et l’enseignement supérieur et faire du Technopôle Lahitolle l’un des moteurs du développement du territoire.

 Visiter le site

 

Le resto U de Lahitolle devrait ouvrir le 3 novembre à Bourges

Extrait République du Centre France

La résidence universitaire est ouverte. Pas le resto U, qui doit ouvrir le 3 novembre. Avec ou sans retard, telle est la question. Àla pose de la première pierre, le 11 juillet 2013, le restaurant universitaire de Lahitolle devait ouvrir à la rentrée, celle-ci, titrions-nous avec un optimisme sans frein.

Même son de cloche sur le site de l’agglo de Bourges. Mais un petit mouvement des sourcils de la part de Pascal Blanc, président de l’agglo, laissa présager comme un certain retard dans la livraison du resto U.

250 places assises pour une capacité
de 750 couverts environ

Les étudiants ont en effet trouvé des appartements tout neufs, dans la nouvelle résidence universitaire baptisée Marie-Curie, à Lahitolle, ils n’ont en revanche trouvé aucun resto U ouvert. Passée cette bisbille à propos des dates, et une fois excusé le retard supposé du resto U, ce coup-ci, l’antenne berruyère du centre régional des ‘uvres universitaires et scolaires (Crous) d’Orléans, fixe fièrement l’ouverture du restaurant au 3 novembre. Comme finalement prévu, nous laisse-t-on entendre… Même avec un peu d’avance. N’exagérons rien non plus.

Retard ou pas retard, le restaurant universitaire, le deuxième implanté à Bourges après celui de Turly, va enchanter les étudiants de Lahitolle. Car les ventres criaient famine quand la fin des cours était venue. Et à moins d’une téléportation pas encore très au point, la distance entre Lahitolle et le resto U de Turly, leur interdisait, d’emblée, la prise convenable d’un repas à bas prix.

Gommons ce mauvais rêve : le restaurant universitaire est (presque) une réalité palpable : un bâtiment de 1.000 mètres carrés, une restauration traditionnelle, une restauration rapide, un stand de pizzas, mais aussi un espace de vie, d’accueil des étudiants.

Le restaurant de Lahitolle, qui portera ce nom, offre 250 places assises, pour une capacité de 750 couverts environ, plus s’il le faut. Avec la nouvelle résidence universitaire et le second restaurant, le Crous étend son influence sur le territoire berruyer.

Plus de quatre cents logements

La résidence Marie-Curie n’a pour l’instant que deux appartements libres qui devraient trouver prochainement preneur, explique Stéphanie Rousseau la directrice de l’antenne berruyère du Crous. Avec 80 appartements supplémentaires, la capacité d’accueil estudiantine monte à 428 logements, pour environ 4.000 étudiants, pour faire une synthèse de tous les chiffres. La résidence de Turly compte 206 logements, celle du boulevard Lahitolle en compte 48 et celle de l’hôtel-Dieu 94.

Rémy Beurion